La nouvelle campagne publicitaire du Parti Québécois ne parle que d’une chose: du « plan Marois » (notez que ce n’est plus un plan péquiste, mais le plan de la cheffe, un autre signe de la place omniprésente prise par Marois) pour les familles avec ce le « un enfant, une place en garderie ».
Évidemment, personne n’est contre la vertu. Sauf que cette publicité pose deux questions auxquels le Parti Québécois semble incapable de répondre:
1) Pourquoi le programme n’a-t-il pas été créé à l’origine selon le modèle « un enfant, une place »? À ce que je sache, le PQ a créé les CPE et était au pouvoir alors que les listes d’attente étaient passablement longues. Pourquoi le PQ ne juge-t-il jamais bon de régler les problèmes en cours de mandat puis découvre de soi-disant solutions miracles juste avant les élections?
2) Pourquoi mettre ainsi l’emphase sur une seule mesure extrêmement ciblée? L’économie est en crise, les gens ont peur du futur, on ignore si on sera aussi contaminé par les turbulences qu’aux États-Unis… mais Mme. Marois nous parle de garderies.
Sur le point économique, d’ailleurs, un parti véritablement indépendantiste (ce que le PQ n’est pas) n’aurait pas manqué de souligner les différences entre le modèle québécois et ce qui se fait aux États-Unis et dans le reste du Canada. Un parti réellement indépendantiste aurait beaucoup parlé de la nécessité de devenir indépendant pour cesser d’envoyer 50% de nos ressources à Ottawa quand cet argent est géré par des gouvernements beaucoup plus à droite économiquement et que c’est précisément les politiques de déréglementations, de privatisations et autres dogmes du néolibéralisme qui ont causé la dite crise.
Par la même occasion, un parti indépendantiste aurait pu souligner que le programme économique proposé par le Parti Libéral n’est qu’un copier-coller de ce qui se fait ailleurs, que le parti a traditionnellement toujours adopté des positions néolibérales et qu’il n’est donc pas étranger à la crise actuelle. On aurait pu parler de la privatisation du Mont-Orford, des hausses des frais de scolarité, des PPP, etc. On aurait pu souligner les ressemblances entre les politiques de Charest et celles de son homologue du fédéral, et ainsi redémontrer la nécessité de devenir indépendants afin que puisse véritablement exister la spécificité québécoise.
Mais le PQ n’est plus un parti indépendantiste. Au PQ, on ne veut plus aider le Québec à devenir plus fort en étant maître de son destin. On est confortable avec l’idée que notre argent soit géré par un redneck albertain.
Au PQ, on préfère parler de garderie et on écrase quiconque aurait l’audace – que dis-je, la folie! – d’oser parler d’indépendance.
Le PQ, le PLQ, et leur petit frère mêlé de l’ADQ représentent le passé et le statu quo. Il est plus que temps de regarder de l’avant avec un parti qui a compris que l’indépendance ne doit pas être une fin, mais un moyen et que ce qui est bon pour nous doit l’être dès aujourd’hui, et pas seulement quand la Bourgeoise de l’Île-Bizard aura déclaré que sa conversation nationale lui aura apporté les conditions gagnantes.
Archivé sous: Les autres partis | Tagué : ADQ, économie, île-bizard, centre de la petite enfance, Charest, CPE, indépendance, indépendantisme, modèle québécois, Mont-Orford, néolibéralisme, Parti Québécois, PLQ, PQ, publicité
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Il est vrai que ce sont les politiques économiques de droite qui ont créé les crises financières que nous vivons au Canada et chez nos homologues américains.
La position de M. Proulx au sujet de son dédain envers l’interventionnisme me fait extrêmement peur.
En effet, si on suit son raisonnement de l’économie libre, le salaire minimum serait aboli, les frais de scolarités seraient augmentés (ce qui conduirait à l’élitisme, c’est-à-dire l’accessibilité réservée uniquement aux riches comme par le passé), les agriculteurs et producteurs de lait seraient dans la misère noire… Un monde où le capitalisme serait poussé à l’extrême, en somme. Et encore plus de personnes se verraient contraintes de vivre sous le seuil de la pauvreté, et surtout dans la rue puisqu’un tel système laisserait les propriétaires libres de hausser les loyers à des prix indécents. Seuls les riches seraient instruits et auraient accès à l’argent, alors que le reste de la population serait constitué d’ouvriers sans conditions de travail décente.
M. Proulx nous ferait assurément retourner dans les années 1800.
Ce que j’écris, ce sont mes convictions personnelles, mais je crois que nous devons surtout éviter de nous diviser. L’erreur du PQ est d’avoir voulu gouverner; gouverner, c’est automatiquement prendre position à gauche ou à droite.
Même si le P.I. propose des politiques pour améliorer la vie des Québécois, nous désirons avant toute chose faire l’indépendance, et il y aura toute la place au monde pour se réinventer et se rediviser après l’accession du Québec à sa pleine souveraineté.
Ne faisons pas les mêmes erreurs que le PQ. Apprenons plutôt de son expérience et ne perdons pas de vue notre objectif principal!
«…c’est précisément les politiques de déréglementations, de privatisations et autres dogmes du néolibéralisme qui ont causé la dite crise.»
Désinformation, démagogie et propagande!
Instruisez-vous: http://fr.youtube.com/watch?v=RijpW3oxUHE
«…redneck albertain.»
L’Alberta a plus de leçon à donner au Québec que le Québec a à en donner au Québec.
Par exemple, l’Alberta est le coeur de la culture au Canada: http://www.antagoniste.net/?p=4027
Et: http://www.antagoniste.net/?p=4124
Aussi, l’Alberta a une économie plus propre que celle du Québec: http://www.antagoniste.net/?p=4292
Soyez moins idéologique et instruisez-vous un peu sur le socio-économique au PI! Peut-être que vous obtiendriez le vote des souverainistes de la droite libertarienne comme moi, Jacques Brassard, Joseph Facal et Lucien Bouchard., des souverainistes à lesquels je suis fier de m’identifier.
Quant aux CPE socialistes de Dame Marois, qu’on les abolisse et qu’on retourne l’argent aux parents! La place d’un petit enfant est avec ses parents ou avec une gardienne privée, pas entre les mains de l’État.
@ jean-luc proulx :
votre dernier paragraphe démontre à quel point vous êtes déconnectés de la réalité des personnes plus pauvres. retourner le 7$ par jour aux parents est bien beau, mais s’ils cessent de travailler pour rester à la maison à s’occuper des enfants, c’est pas le gouvernement qui va payer leur salaire! ils seront privés de salaire et comment feront-ils alors pour payer le loyer, la bouffe, les comptes…… avec le 7$ par jour qu’ils évitent de donner à la garderie?
7$ par jour fois 30 jours dans un mois : 210$.
210$ par mois!!! j’ose espérer que vous serez d’accord que ça ne paye même pas l’épicerie de la famille!!!!
ok ok, un de parents peut travailler. mais c’est pas suffisant! et en plus, que faites-vous dans le cas des familles monoparentales???
seigneur… réveillez-vous un peu!!! allez dans une famille pauvre et vivez avec eux, et vous verrez dans quel monde on vit! après, vous pourrez parler d’économie. mais n’en parlez pas tant que vous ne savez même pas dans quel monde bâtard on vit.
@ angie22.
À ce que je sache, personne ne vous empêche de faire appel à vos parents ou à une gardienne privée (une voisine, une amie ou une gardienne qui s’annonce dans le journal et qui a fait son cours de Gardienne avertie) et lui laisser votre enfant pendant une journée pour que vous (et votre chum, si vous en avez un) puissiez aller travaillé.
Une gardienne privée est beaucoup mieux que de cautionner un Centre pénitentiaire pour enfants (CPE) socialiste, car l’État n’a pas à gérer nos enfants en leur enfonçant de la propagande étatique. Ça, c’est si vous avez le bonheur de trouver une place pour votre enfant. C’est pour ça que Harper a créé la PUGE au fédéral et que l’ADQ promettait en 2007 et promet encore en 2008 une allocation familiale de 100$ par mois pour les familles dont les enfants ne fréquentent pas de CPE.
Avez vous pensé aux parents qui n’ont pas de places et qui doivent payer jusqu’à 25$ par jour pour avoir une place en garderie? Avez vous pensé aux familles qui ont un horaire qui ne corresponde pas aux heures des CPE? Ces CPE desservent une bonne partie de la population mais pas la majorité. Pourquoi vous auriez droit à un rabais sur votre place en garderie et pas nous?
Le PQ a abolit les montants accordés à la naissance pour financer les CPE. Que font les familles dont la femme ou le mari désire rester à la maison? Ils n’ont pas besoin de place dans un CPE et ils n’ont plus d’allocation! RIDICULE.
En créant ces places à 5$ et maintenant à 7$, les gouvernements du PQ et du PLQ ont favorisé les gens à se trouver des places dans les CPE à bas prix et même si dans certain cas, les parents restaient à la maison et ce pour profiter du 7$. Parce que les parents qui font cela, je les connais et ils n’enverraient pas leurs enfants dans une garderie à 25$ par jour. Pendant ce temps-là, d’autres familles plus pauvres attendent toujours une place qui ne viendra jamais.
Non seulement les CPE sont une mesure de propagande étatiste des plus discriminantes selon le revenu des parents, mais ça prend les enfants comme de la marchandise, du bétail. Il n’y a que l’État pour prendre les gens pour du bétail et je ne parle même pas du Département pénitentiaire de la Jeunesse (DPJ), un crime contre l’Humanité qui est encore pire que les Centres pénitentiaires pour enfants (CPE) socialistes. Sans compter que l’on a rejeté le modèle freudien du développement de l’enfant en instaurant ces merdes étatiques, soit que l’enfant, pour se développer normalement, doit être auprès de ses parents durant les trois premières années de sa vie. Or, l’État occulte cette donnée scientifique.
On a préféré barrer des intellectuels comme l’ex-juge Andrée Ruffo et le docteur Pierre Mailloux qui nous sonnaient l’alarme, mais l’aveuglement envers l’État nous a retiré l’humanité et tout ce qui est pur chez un enfant. Pas étonnant qu’il y ait plus de gang de rue ou de prostitution!
Prenez garde, les étatistes du PI! Le vrai monde qui a voté ADQ en 2007 et qui l’a abandonné à cause de ses incohérences existe toujours.
Jacques Brassard! Un espèce de droitiste enragé qui voit des communistes à la manière des Bérêts Blancs! Il en est complètement caricatural le pauvre.
Et Lucien Bouchard qui a tout fait pour nuire à la cause indépendantiste avec ses politiques du déficit zéro et son obsession du partenariat avec le reste du Canada qui primait sur tout! Et qui aujourd’hui s’en fiche complètement de la question nationale.
@ jean-luc proulx :
mais vous vivez vraiment dans la pure utopie, vous!
que faites-vous des parents qui n’ont personne? par exemple, je n’ai aucune famille. je ne peux donc pas me tourner vers ce que je n’ai pas pour de l’aide! idem pour les parents qui vivent à 4h de route de leur famille…
quant à une gardienne privée, trouvez-moi une gardienne qui vit de la garde d’enfants, c’est-à-dire qu’elle est diponible tous les jours pendant 8 heures de temps. vous risquez de chercher longtemps! encore que dans les grandes villes ça peut toujours se trouver, mais à quel prix!?!? Une gardienne charge MINIMUM 5$ l’heure. calculez. ça donne 40$ par jour, soit 200$ par semaine, soit 800$ par mois. MÊME si elle fait un spécial à 25$ par jour, ça reste 125$ par semaine donc 500$ par mois.
et c’est avec le 100$ d’allocation pour enfants pas en CPE que les parents vont payer ça??? pour payer ça, il faudrait qu’ils gagnent un salaire net de 2500$ par mois!!! et entendons-nous que ça c’est 15$ l’heure net donc plus de 20$ l’heure brut. y’a pas 50 000 parents qui ont un tel salaire, la plupart vivent avec 10$ de l’heure en moyenne donc 1600$ par mois AVANT IMPÔTS! ces familles ne peuvent pas payer 25$ par jour de gardienne malgré le 100$ de subvention!
pour ce qui est des parents qui n’ont pas d’allocation même si leurs enfants ne sont pas en CPE je suis d’accord, mais encore là faut-il punir ceux qui veulent accéder à une garderie pas chère par manque de moyens financiers!?!?
ce n’est pas l’État qui occulte la donnée dont vous parlez, mais la vie elle-même. on a des comptes à payer et pour ça faut gagner sa vie, et pour gagner sa vie pas le choix de mettre bébé en garderie! point final! ton propriétaire ne sera pas compatissant si tu lui dis “ah mais je travaille pas car je veux m’occuper de mon enfant”, il va te dire “ben paye le loyer ou scramme”!!!
la DPJ a peut-être des lacunes, mais c’est toujours mieux que de laisser des enfants se faire battre par leurs parents! le but de la DPJ est de sauver les enfants maltraités. si y’a des lacunes, il faut oeuvrer à enrayer ces lacunes plutôt que de dire que la DPJ ne devrait pas exister!
les gangs de rue et la prostitution n’ont aucun lien dans ce débat. si ça existe c que les enfants n’ont pas été éduqués par leurs parents, parents qui préfèrent laisser cette tâche aux gardiennes même s’ils peuvent le faire quand ils sont à la maison! travail n’égale pas absence de responsabilité!!!
sortez donc de votre petit monde utopiste où tout le monde peut avoir une gardienne accessible ou s’en payer une, et regardez le VRAI monde!!! le monde où des personnes sont seules, comme par exemple les mères monoparentales, et le monde où la majorité de la population est pauvre et non riche comme vous semblez le croire!
Un enfant = un vote?
Quand est-ce qu’on va donner droit de vote aux enfants?
Pourquoi pas? Les vieux séniles ont droit de vote.
Trop jeune pour voter, pas de problème un enfant, ça vote pareil comme son parent non?
Un peu comme les immigrants à qui le père ou la mère dit à ses enfants majeurs où voter….devinez dans quelle case?