Elle me fait bien rire, l’expression « purs et durs ». Selon certains, le Parti Indépendantiste ne serait qu’un regroupement de « purs et durs », comme si on pouvait être autre chose qu’indépendantiste ou fédéraliste. À un moment donné, on est pour que le Québec soit un pays ou contre. On ne peut pas être à moitié en faveur de l’indépendance pas plus qu’on peut être à moitié enceinte ou à moitié mort. On est indépendantiste ou on ne l’est pas.
La différence ne tient pas tant au radicalisme qu’on imputerait à certains, mais plutôt à la force de la conviction quant à cet objectif. On croit en l’indépendance ou on n’y croit pas. Si on y croit, on fait des gestes clairs pour y accéder, comme le Parti Indépendantiste le propose: un vote à l’Assemblée Nationale sur l’indépendance du Québec. Pas de bla-bla, pas de niaisage.
Par contre, si on ne croit pas à l’indépendance, on parlera d’étapisme, de « conversation nationale », de « conditions gagnantes ». En clair, ce que dit le PQ de Pauline Marois ressemble à ce que dirait une femme qui n’est plus bien avec son mari: « je ne suis plus bien avec toi, je suis malheureuse, je veux m’en aller, mais je vais attendre que les étoiles s’alignent, que l’horoscope soit le bon, que mon amie Sylvie puisse me déménager, qu’il fasse moins froid, que le Canadien gagne la Coupe Stanley, alouette! » Quand on n’est pas bien quelque part, on se tire. On n’attend pas treize ans, on y va maintenant, tout de suite.
Ainsi, la seule raison qui fait que le Parti Québécois ne fait rien pour l’indépendance doit sauter aux yeux: son élite ne croit plus à l’indépendance. On a tellement écouté les éditorialistes vendus de La Presse (propriété de Power Corporation, qui appartient au milliardaire Paul Desmarais, fédéraliste parmi les fédéralistes) répéter à satiété que le problème venait des « purs et durs » et de l’aile-gauche que le parti est devenu une dictature de « mous et d’impurs », un repaire d’affairistes et de gens qui n’ont d’autre objectif que le pouvoir pour le pouvoir, tel ce jeune homme confus de vingt-cinq ans, candidat du PQ après avoir été au Parti Vert et à l’ADQ, et tout ceci en dix-huit mois. Au PQ, c’est le pouvoir pour lui-même, et tous ceux qui osent encore parler d’indépendance se font tasser de là très rapidement.
Parlez-en à Jean-Claude St-André, à qui la châtelaine de l’Île-Bizard a refusé le droit de se présenter à l’investiture de son comté alors qu’il avait l’appui unanime de l’exécutif du comté. Comme le note avec justesse Josée Legault:
La source du conflit est là. Pas ailleurs. Elle réside dans une question de principe. Le PQ se disant toujours le SEUL parti du continent où les membres, et non le chef, choisiraient leur candidat en investiture, il fallait pourtant s’attendre à ce que la décision de bloquer Saint-André pour des raisons essentiellement idéologiques provoque une réaction en chaîne. D’autant plus que l’intention de Saint-André était connue depuis des mois au PQ.
La seule raison qui incite donc le PQ à encore parler de souveraineté à l’approche des élections, c’est pour aller chercher les votes des nostalgiques qui rêvent toujours que ce parti puisse nous mener à l’indépendance. Mais le propre d’un rêve est de n’avoir pas la moindre existence propre. Il convient de revenir à la réalité et de constater que le Parti Québécois est devenu un parti autoritaire, anti-démocratique et qui se sert de l’indépendance comme d’un leurre pour manipuler les gens en se servant de leurs espoirs et de leurs rêves.
Et cette réalité, qu’on le veuille ou non, c’est que seul le Parti Indépendantiste peut encore prétendre représenter les souverainistes. Nous avons un programme clair, sans ambiguïté, et concret: un vote pour le P.I. est un vote pour le pays.
Il sera difficile pour certains d’accepter l’idée que le Parti Québécois n’est plus un parti indépendantiste, mais cette prise de conscience est nécessaire afin de faire un choix éclairé le 8 décembre prochain. Il est plus que temps de mettre fin au mensonge entretenu par les « purs et durs » du PQ, ceux qui suivraient le parti jusqu’en enfer si ça pouvait leur assurer un poste, et de remettre l’idée de l’indépendance au premier plan. Et cette revalorisation des idées, c’est au Parti Indépendantiste que ça se passe.
Archivé sous: Les autres partis | Tagué : indépendance, Jean-Claude St-André, Parti Québécois, Pauline Marois, PQ, souveraineté

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“un vote pour le P.I. est un vote pour le pays”
j’adore le jeu de mots contenu dans cette phrase (pour ceux qui auraient pas compris : P.I. … pays… la prononciation est pas mal proche…).
surtout que c’est vrai, et que c’est un maudit bon slogan en plus. encore plus percutant s’il ferait le même nombre de syllabes dans chaque ligne, donc enlever le mot “est” comme suit :
Un vote pour le PI, un vote pour le pays.
ou encore :
Un vote pour le PI : un vote pour le pays.
Vous effectuez maintenant la modération de commentaires? Je suis curieuse de savoir à quel sujet. Je pense que la modération ne doit se faire qu’en cas de dérapage, et non en cas de désaccord d’idées. Par exemple, j’ai sur mon site des idiots qui signent “anonyme” et m’insultent gratuitement, et c’est pourquoi je modère les commentaires.
Enfin bref, ce commentaire est hors sujet mais je tenais à dire que si vous voulez faire un bon coup, il serait temps à cette date-ci de commencer à vous faire voir… Pancartes, dépliants, visites dans vos comtés… Passage dans les cégeps et les universités en promettant de ne pas hausser les frais comme les libéraux et le pq veulent le faire… Vous vous feriez plusieurs amis et électeurs. Le bal des pancartes est déjà commencé, pourquoi attendre?
Est-ce que vous présentez un candidat dans Ste-Marie-St-Jacques? Est-ce que vous distribuez des dépliants et des brochures électorales?
J’espère que vous ne réviserez pas votre programme socio-économique comme vous le demande Jean-Luc Proulx. Les gouvernements de droite peuvent très bien devenir interventionnistes quand ça fait leur affaire, comme Bush a fait pour sauver ses amis de la haute finance.
@angie22: Il est évident que le Parti Indépendantiste doit se faire voir le plus possible, sauf que nous sommes un jeune parti (à peine neuf mois d’existence!) et que ça prend des bénévoles et de l’argent pour faire tout ça. Je vous suggérerais de nous contacter si vous aimeriez vous impliquer, même si ce n’est que quelques heures…
@internationaliste: Je ne suis présentement pas au courant de tous les détails, mais je sais que le parti essaie d’être présent dans un maximum de comtés afin d’offrir la possibilité aux Québécois de voter pour une formation souverainiste lors des prochaines élections.
eh bien j’ai payé mon 5$ de frais d’adhésion au parti et j’ai coché la case “je veux m’impliquer”. je m’attendais à ce qu’on m’appelle rapidement mais personne ne l’a fait.
je n’ai pas énormément de temps à vous consacrer étant donné que je suis à la fin de ma session scolaire. par contre, je pourrais distribuer des feuillets informatifs si vous en avez, ou quelque chose comme ça. si le journal que je suis en train de créer finit par voir le jour, frais d’impression oblige, je ferai un article sur votre parti.
@angie22: La moindre petite contribution sera appréciée. Contrairement au PQ et aux autres partis corporatistes, le P.I. n’a pas beaucoup d’argent et il doit compter sur l’aide de milliers de supporters comme toi et d’autres. Je t’encourage à contacter notre organisateur politique à elections@parti-independantiste.org pour voir comment tu pourrais t’impliquer.
Nous sommes encore petits, mais à chaque jour qui passe des gens se rendent compte que le PQ n’est plus le parti des indépendantiste et que l’indépendance doit se faire ailleurs. Et beaucoup pensent, comme nous, que ça prend un parti dont l’indépendance est le seul but et qui ne fera pas de compromis sur cette question-là, pour réussir.
Merci de ton intérêt!
Sous un gouvernement dirigé par le P.I., qui serait votre premier ministre? Eric Tremblay?
Qui serait votre ministre de la Finance ou des Affaires étrangères? Ghyslain Taschereau?
Qui serait votre ministre de la Santé? Ghislain Lebel?
Si je comprends bien, votre seul autre candidat est Bertrand Lefebvre dans Masson??
À eux 4, ils devront donc occuper une dizaine de ministères chacun. Je suis vraiment rassuré de savoir que lorsque ce parti fera sa déclaration unilatérale d’indépendance, ce sera l’humoriste Ghyslain Taschereau qui devra négocier avec Obama, Ki-Moon, Sarkozy, Medvedev, Harper, Berlusconi, Merkel, Brown, Jintao et compagnie pour tenter de les convaincre de reconnaître notre indépendance.
Je pense que ces hommes d’État feront alors ce que la plupart des Québécois font depuis 20 ans quand ils entendent l’interprète de Bob Binette : Rire.
Question… Aurez-vous quelqu’un dans le comté de Pointe-aux-Trembles?
Merci pour votre réponse, je contacterai cette personne à mon retour de l’école.
@ jean-luc proulx, si vous passez par ici :
je pense que le P.I. a le meilleur programme possible, nul besoin de le changer. d’ailleurs, au niveau du français ils vont sans doute gagner énormément de points.
vous qui semblez si préoccupé par l’économie, trouvez-vous cela normal que lorsqu’un emploi demande des candidats BILINGUES, l’unilingue francophone se fait dire “ah mais l’annonce disait bilingue” mais que l’unilingue anglophone soit embauché sur le champ, alors qu’il n’est pas plus bilingue que le francophone?
L’économie et l’emploi sont possédés et dirigés par les anglophones dans le Québec actuel. Alors que nous nous sommes battus pour la loi 101 il n’y a pas di longtemps, nous sommes maintenant victimes d’assimilation de la part des anglophones qui ont pris le contrôle de la ville de Montréal et qui commencent à s’étendre.
La plupart des gens qui sont sur le BS et sur le chômage avec la volonté de travailler (et je sais de quoi je parle) ont de la difficulté à se trouver un emploi avec tous les critères demandés par les employeurs, le principal étant le bilinguisme. Vous vous direz sûrement “mais qu’ils aillent apprendre l’anglais!”. eh bien non. premièrement parce que c’est difficile d’apprendre une nouvelle langue, mais surtout parce que les Québécois encore fiers de l’être ne doivent pas se laisser annihiler de la sorte.
Les gens sur le BS et sur le chômage ne favorisent pas une meilleure économie, ils sont la preuve vivante que l’économie va mal puisqu’ils n’y ont aucune place active.
Donc si vous vous souciez de l’économie, il faut vous souciez de ce qui se passe en emploi, et ce n’est guère reluisant. cela nous amène au programme du PI au niveau de la langue francaise, et ils sont loin devant avec leurs idées.
Et en attendant que les chômeurs et les assistés sociaux se trouvent un emploi il faut les aider financièrement et non pas leur couper brutalement les vivres comme veut le faire l’ADQ. Sans compter toutes les coupures infligées par le PQ et le PLQ dans l’aide sociale.
@ angie22.
Je crois que j’ai été clair dans un autre billet de ce blogue en disant que je suis un souverainiste libertarien, ce qui veut dire que je dénonce l’étatisme, le protectionnisme et l’interventionnisme. Or, que nous propose le PI sur le plan économique? De l’étatisme, de l’interventionnisme et du protectionnisme avec un p’tit soupçon de libre-échange pour mieux faire passer la pilule aux souverainistes de droite qui seraient tentés de voter pour eux pour faire l’indépendance au plus sacrant, ce qui est mon cas.
«L’économie et l’emploi sont possédés et dirigés par les anglophones dans le Québec actuel.»
Correction: ça, c’est à Montréal que ça se passe, la ville qui posséderait le seul Centre hospitalier universitaire du Québec sous un gouvernement Tremblay. Finalement, la ville de Québec est un p’tit bled perdu en province pour eux. Le CHUQ, ça vous dit quelque chose? Pourquoi n’avoir qu’un CHU, hein? Et pourquoi à Montréal, hein?
Les plans du PI sur l’accession à l’indépendance, sur les fondements démocratiques à mettre en place dans notre nouveau pays, sur la protection de notre langue et sur l’immigration sont excellents, de même que plusieurs points de leur plan sur la place qu’occuperait notre pays sur la scène internationale. Mais, comme je l’ai dit, c’est avec son plan économique que le PI me perd. Si il était libertarien, ce serait le parti idéal pour moi.
C’est pour ça que mon choix est soit le PI, soit le vote stratégique. Dans ce cas-là, je voterai pour le candidat (adéquiste ou péquiste) qui est le plus à même de battre le candidat libéral dans mon comté, car ces élections nous offrent l’opportunité de faire un pas de géant vers notre indépendance: sacrer John-James Charogne et son Parti des guidounes charognardes soi-disant libérales du Culbec à la porte! Nous devons le faire pour l’avenir du Québec, et ce, même si ça doit favoriser l’élection d’un gouvernement péquiste ou adéquiste, car le PGCSDLCUL est le pire choix pour un souverainiste libertarien comme moi et je ne parle même pas de Culbec suicidaire, conspirationniste islamiste et fémi-fasciste ou du Green Party of the Belle Province of Quebec, là.
«trouvez-vous cela normal que lorsqu’un emploi demande des candidats BILINGUES, l’unilingue francophone se fait dire “ah mais l’annonce disait bilingue” mais que l’unilingue anglophone soit embauché sur le champ, alors qu’il n’est pas plus bilingue que le francophone?»
Pas du tout! Dans mon livre à moi, les Québécois devraient avoir le droit de travailler, de réussir et de faire prospérer le Québec en français. Montréal s’anglicise à vue d’oeil, d’où l’urgence de faire l’indépendance et je crois que le PI est le parti le plus crédible là-dessus. Quant on aura notre indépendance et que monsieur Tremblay aura jeter les bases de notre pays, il me fera le plaisir de m’opposer à ses vues étatistes, interventionnistes et protectionnistes.
Pour le moment, je regarde le PI avec beaucoup d’optimisme pour la lutte de la libération nationale du Québec.
Oups: «…aura jeté…»
En passant, j’ai remarqué que vous avez mis mon blogue dans votre blogolist. Merci beaucoup!
M. Proulx,
Vos propos prouvent ce que j’ai avancé hier sur mon site personnel. À savoir que plusieurs personnes veulent bloquer les libéraux et pensent – à tort – que seul le PQ ou l’ADQ le peuvent, et non le P.I.
Je vous invite à lire mon billet sur le sujet, billet traitant du “mais”. C’est, ma foi, assez instructif.
“À un moment donné, on est pour que le Québec soit un pays ou contre. On ne peut pas être à moitié en faveur de l’indépendance pas plus qu’on peut être à moitié enceinte ou à moitié mort.”
Bien c’est comme le racisme en fait, on peut dire qu’on est raciste un petit peu (ex: je ne truste pas certaines ethnies avant qu’elle m’ait prouvé qu’elles sont de bonnes personnes, je préfère avoir des amis qui partagent la même race que moi) ou être un pur et dur du racisme (je m’oppose aux mariages et relations inter-raciaux, je voudrais séparer carrément les races).
Alors oui c’est possible d’être pour l’indépendance mais les purzédurs la veule à n’importe quel prix.
Où voyez-vous le bogue d’être des purs et durs, un moment donné il faut s’assumer et accepter d’être ce qu’on est non?