Montréal, 19 novembre 2008
Le véritable scandale dans le dossier des deux mégas centres hospitaliers universitaires à Montréal, c’est que l’État québécois ait décidé de financer à parts égales les projets anglais de McGill, vecteur d’assimilation des immigrants à la portion de la nation anglo-canadienne en sol québécois, et celui français de l’Université de Montréal alors que notre métropole s’anglicise à vitesse grand V. Il est inacceptable que notre État, l’État québécois, le seul État français en Amérique du Nord, participe à l’accélération de l’anglicisation de Montréal, et par le fait même, à la minorisation grandissante de notre peuple sur notre territoire national.
Qui sont les responsables de cette politique antinationale et auto-assimilatrice? Les trois partis provincialistes canadiens siégeant à notre Assemblée nationale qui n’assument pas ce que nous sommes, une nation française dont l’identité ne pourra que se folkloriser tant qu’elle demeurera prisonnière du carcan anglo-canadien.
Seul le Parti indépendantiste propose de résoudre l’aberration anglicisante des deux CHU. Montréal n’a besoin que d’un seul CHU pour que la recherche et la formation s’effectuent dans notre langue officielle, le français. Quant aux soins prodigués aux patients, les Anglais, qui ne forment que 4 % de la population québécoise, pourront évidemment être traités dans leur langue.
Pour que le Québec devienne un véritable État français, nous devons mettre un terme au bilinguisme institutionnel. La seule façon d’y arriver consiste à réaliser l’indépendance et voter une loi 101 renforcée instaurant notamment l’unilinguisme institutionnel au Québec. Alors, comme tous les États normaux de la planète, l’État québécois financera un seul système public de santé fonctionnant dans sa langue officielle, notre langue, le français, tout en le finançant adéquatement grâce à une partie du rapatriement de nos 50 milliards de dollars par année versés à Ottawa en impôts et taxes.
Assumons-nous avant de perdre notre métropole, ce qui menacerait l’existence même de notre nation. Notre État libre et indépendant de langue française, nous l’aurons, si nous disons NON aux provincialistes du PQ, du PLQ et de l’ADQ.
Éric Tremblay
Chef du Parti indépendantiste et candidat dans Taillon
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